IT EN FR DE ES PL PT siamo su facebook scrivici
 Documents  Règle et Constitutions  Chapitre II  Article 2 
Documents
 

Article 2

L'admission à notre vie

17
1 Saint François était soucieux de l'authenticité de notre vie. Prévoyant un grand accroissement de sa Fraternité, il redoutait la venue de nombreux frères sans aptitude.
 2 Notre Fraternité doit grandir en ferveur, en charité et en esprit plutôt qu'en nombre. On apportera donc le plus grand soin dans l'examen et le choix des candidats à notre vie.
3 Les ministres provinciaux rechercheront attentivement s'ils répondent aux conditions requises tant par le droit universel que par notre droit propre pour une admission valide et licite. En particulier, on observera les conditions suivantes :
(a) que les candidats soient aptes à mener la vie évangélique en communauté fraternelle ;
(b) que l'on soit assuré qu'ils jouissent de la santé physique et mentale nécessaire ;
(c) qu'ils manifestent par leur conduite une foi ferme en ce que croit et tient notre mère la sainte Eglise et qu'ils aient le sens catholique ;
(d) qu'ils aient bonne réputation surtout auprès de leur entourage habituel ;
(e) qu'ils possèdent une maturité suffisante et une volonté généreuse ; qu'ils donnent l'assurance d'entrer dans l'Ordre uniquement pour servir avec loyauté la gloire de Dieu et le salut des hommes, selon la règle, la forme de vie de saint François et nos constitutions ;
(f) que leur instruction corresponde à ce qui est exigé dans leur région et qu'ils donnent l'espoir d'être en mesure de remplir avec fruit les charges de leur état ;
(g) surtout s'il s'agit de candidats plus avancés en âge ou ayant déjà fait une certaine expérience de vie religieuse, que toutes informations utiles soient prises concernant leur passé ;
(h) s'il s'agit de clercs ou de candidats qui ont été reçus dans un autre institut de vie consacrée, une société de vie apostolique ou un séminaire, ou s'il s'agit de la réadmission d'un candidat, on observera les prescriptions du droit universel.
18
1 Au jeune homme qui lui demandait ce qu'il fallait faire pour entrer dans la vie éternelle, le Christ, notre maître plein de sagesse, répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends tout ce que tu possèdes et donnes-en le prix aux pauvres».
2 Imitateur du Christ. François entend ce conseil, le pratique, en demande la pratique à ceux qu'il reçoit et en fait une prescription de la règle.
3 Aussi, les ministres provinciaux rappelleront et expliqueront ces paroles de l'Evangile aux candidats qui, attirés par l'amour du Christ, viennent à notre Ordre : ceux-ci, le moment venu, avant la profession perpétuelle, renonceront à leurs biens, avec une large préférence en faveur des pauvres.
4 Ils se prépareront intérieurement à cette renonciation et au service de tous les hommes, surtout des pauvres. 5 Quant aux frères, comme le demande la règle, qu'ils évitent tout prétexte de se mêler de ces affaires.
6 De plus, que les candidats soient tout disposés à mettre les ressources de leur intelligence et de leur cœur au service de la Fraternité et prêts à consacrer les dons reçus de la nature et de la grâce aux tâches qui leur seront confiées pour le service du peuple de Dieu.
19
1 Le pouvoir d'admettre au postulat, au noviciat et à la profession appartient, en plus du ministre général, dans chaque province au ministre provincial, qui peut déléguer ce pouvoir au vicaire provincial, au vice-provincial et au supérieur régulier.
2 Avant d'admettre les candidats au noviciat, ces supérieurs prendront l'avis de leur conseil ou de trois ou quatre frères nommés par ce même conseil. Pour l'admission à la première profession et à la profession perpétuelle, le consentement du conseil est requis.
3 Le cas échéant, les ministres consulteront aussi ceux qui ont une compétence particulière en ce domaine.
20
1 Sauf disposition contraire du ministre provincial, c'est le maître des novices qui préside l'acte ou la cérémonie marquant le début du noviciat.
2 C'est le ministre provincial lui-même qui, au nom de l'Eglise, reçoit la profession des frères. Il peut cependant déléguer un autre frère de l'Ordre.
3 Pour la cérémonie d'entrée au noviciat et pour la profession, on observe les prescriptions liturgiques.
4 La profession religieuse se célèbre ordinairement au cours d'une messe solennelle. On utilise la formule suivante, qui a été approuvée par le Saint-Siège pour l'ensemble des familles franciscaines :
Avec la grâce du Seigneur et pour la gloire de Dieu, fermement résolu à vivre plus parfaitement l'Evangilc, moi, frère...
en présence des frères qui m'entourent
et entre tes mains, frère... ministre provincial, je fais vœu pour... ans
(ou) pour toute ma vie
de vivre en obéissance, en pauvreté et en chasteté.
selon la règle de saint François, approuvée par le pape Honorius et selon les constitutions
de l'Ordre des Frères Mineurs Capucins.
Je me donne de tout cœur à cette Fraternité. Que par l'action de l'Esprit Saint,
par l'intercession de la Vierge Marie Immaculée, de notre père saint François et de tous les saints et avec l'aide de mes frères, je puisse vivre pleinement ma consécration au service de Dieu et de l'Eglise.
21
1 La profession engage par vœu à la pratique des trois conseils évangéliques. La raison d'être et le but de ces conseils est de nous unir intimement au Christ, le cœur libéré par la grâce, dans une vie de chasteté, de pauvreté et d'obéissance.
2 Le conseil évangélique de chasteté, assumé à cause du Rovaume des cieux. est signe du monde avenir et source d'une plus grande fécondité dans un cœur sans partage. Il comporte l'obligation de la continence parfaite dans le célibat.
3 Le conseil évangélique de pauvreté à l'imitation du Christ qui, de riche qu'il était s'est fait pauvre pour nous, comporte, dans une vie pauvre en fait et en esprit, la dépendance des supérieurs et la limitation dans l'usage et la disposition des biens. Il comporte de plus, avant la profession perpétuelle, la renonciation volontaire à toute capacité d'acquérir et de posséder. Autant que possible, cette renonciation sera exprimée en une forme valable même devant le pouvoir civil.
4 Le conseil évangélique d'obéissance, assumé en esprit de foi et d'amour à la suite du Christ obéissant jusqu'à la mort, oblige à soumettre sa volonté pour Dieu aux supérieurs légitimes lorsqu'ils commandent suivant les constitutions, en tout ce qui n'est pas contraire à la conscience et à la règle.
Plan du Site | Copyright © 2006/2007 OFMCAP - Credits | Webmaster